Prêts pour la rentrée! (concours « Stickerkid » inside)

Et voilà, bientôt la fin des vacances…. Et, dans quelques, jours, une nouvelle année scolaire commencera.

Les courses sont (presque) déjà faites. Les enfants sont équipés! Un nouveau stylo, un joli cartable, une boîte à tartine, un magnifique gilet, …. Et déjà on désespère en imaginant le temps qu’il faudra à nos charmants bambins pour perdre tous ces trésors! 3 jours pour le stylo, 7 semaines pour le cartable, 6 heures pour la boîte à tartines, etc ….

Ben non! Pas cette année! Résolution pour l’année scolaire: limiter les pertes! Pour ça, rien de tel qu’une bonne astuce de grand-mère: les nominettes! Mais si, souviens-toi de ces « jolies » petites étiquettes blanches avec ton nom inscrit en rouge cousues sur tes vêtements. Sauf que, évidemment, on les préfèrerait jolies, colorées, un peu stylées …. Bonne nouvelles: c’est possible! Grâce à Stickerkid.

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Stickerkid, ce sont donc des étiquettes autocollantes, pour les objets, déclinables à l’envie: minis, rondes, en forme de coeur, avec ou sans photo, des moyennes, des larges, des extra-larges et même, certaines, spécialement conçues pour les livres ou encore pour les chaussures (parce que oui, il arrive qu’un enfant un peu distrait rentre à la maison avec une seule chaussure!). Ce sont aussi des étiquettes thermocollantes permanentes ou décollables (très pratique quand le petit dernier n’a aucune envie de porter un manteau avec le nom de son frère).

Autre grand avantage de Stickerkid, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être une geekette avertie pour créer ses étiquettes sur leur site. Il suffit de choisir le modèle désiré puis, d’écrire le texte que l’on veut voir apparaître dessus, on choisit la police, la couleur de fond et celle de la police, un petit dessin et hop!

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Pour avoir testé, je peux te dire que la livraison est très rapide (3 jours) et que c’est très efficace: durant sa première année de maternelle, Princesse n’a RIEN perdu!!!!!!!!!!!! (si c’est pas quasiment un miracle, ça!)

Et, comme, en plus, chez Stickerkid, ils sont sympas, ils offrent à trois d’entre vous un pack « S », composé de 102 étiquettes: 60 minis, 22 moyennes et 20 thermocollantes!

crédit photo: Stickerkid

crédit photo: Stickerkid

Pour les remporter, rien de très compliqué:

  • Laisser un petit commentaire ci-dessous en indiquant ton adresse mail (pour te contacter plus facilement si tu gagnes!)
  • Aimer la page facebook des Petits Billets
  • Partager le concours sur facebook (en mode public)

N’oublie pas de m’indiquer le pseudo que tu utilises sur facebook !

Le concours se terminera le 3 septembre.

Et comme, chez Stickerkid, ils sont plus que sympas, toute personne participant au concours se verra offrir une remise de 10 % sur leur site internet.

Pour plus d’info : visitez leur site.

EDIT: Les gagnants du concours sont connus! Ils ont été tirés au sort grâce au site « www.dcode.fr ». Il s’agit de Pierre d., Charly Win et Alexandra. Bravo! Vous recevrez un email (ou message fb) avec le code pour commander votre pack . Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de gagner, vous recevrez un mail mail avec un code de réduction vous offrant 10% sur le site de stickerkid.

Eux aussi sont Charlie ….

Depuis hier, j’ai la gorge serrée. Comme la plupart d’entre nous. Je pleure cette atteinte à la liberté. Et, j’ai peur. J’ai peur pour le monde de demain. Celui dans lequel grandiront mes filles. Je redoute un monde dans lequel la terreur guidera nos actes et l’extrême droite, nos façons de penser. J’ai peur pour mon, notre, leur libre-arbitre. J’ai peur pour toutes ces personnes qui seront étiquetées « terroriste potentiel » à cause de leur couleur de peau ou de leurs croyances.

Depuis hier, je me pose beaucoup de questions. Et, je me demande, entre autres, s’il faut que j’aborde ce qui s’est passé avec mes élèves.

Tu ne le sais peut-être pas mais je suis prof. Je travaille avec des jeunes qui ont entre 14 et 18 ans. Tous primo-arrivants. Dans un quartier « chaud » de Bruxelles.

Je passe mes journées avec des jeunes qui, à peine arrivés chez nous, doivent, souvent, répondre du délit de sale gueule. Des jeunes qui, depuis hier, devront aussi, aux yeux de certaines personnes, se désolidariser des actes commis à la rédaction de Charlie Hebdo, se justifier, expliquer que non seulement ils n’ont rien à voir avec tout ça mais qu’en plus ils ne le cautionnent pas.

Ces jeunes sont des gens biens. Chaque jour, ils m’enseignent de nouvelles choses, ils m’ouvrent les yeux sur des réalités que, depuis ma vie confortable, je ne peux pas voir.

Ils ne sont surement pas tous l’élite de demain. Mais, ils sont le monde de demain. Les citoyens qui seront à nos places dans quelques années.

Etait-ce à moi de parler de tout ça avec eux? Est-ce le rôle de l’école? Ou bien celui de l’entourage et de la famille? Je me suis demandé si j’avais la force et l’aplomb nécessaire pour évoquer cet attentat et toutes les réflexions qu’il implique. Et puis, je me suis souvenue que certains n’ont pas de famille ici. D’autres sont entourés mais peut-être pas par des gens qui ont envie d’aborder ce genre de sujet avec eux. Je me suis dit aussi qu’il n’y avait pas qu’eux: il y avait moi. Et moi, j’éprouvais le besoin d’en parler. Je me suis convaincue que, finalement, oui, c’était mon droit et même mon devoir de leur parler. Si pas moi, qui?

Alors, je suis entrée en classe, bien décidée à consacrer dix minutes de cours à Charlie. Au tableau, j’ai simplement écrit, en très grand, « Je suis Charlie ».

Et leurs réactions ont fusé. J’ai tout de suite su que j’avais bien fait. Ils ont été unanimes.

« Madame, c’est qui Charlie? »

Alors, je leur ai expliqué ce qu’était Charlie Hebdo. Ce qu’était un journal satirique, une caricature. On a parlé de l’humour. On s’est posé la question de savoir si l’on pouvait rire de tout et sous quelle forme. Je leur ai raconté les évémenents de la journée d’hier. Je leur ai parlé de Cabu, Charb, Wolinski et des autres. Ils ont été touché. Bien sur, ils savaient qu’il s’était passé quelque chose hier mais ils ne savaient pas quoi. On a parlé de la liberté et, surtout, de la liberté d’expression. Ils viennent de pays dans lesquels ce n’est pas une évidence et, ils m’ont avoué qu’ils avaient été étonné, en arrivant ici, de voir à quel point on pouvait dire ce qu’on voulait, sans être puni. Ils savent que c’est précieux et ils le savent d’autant plus que, pour eux, ce n’est pas un droit acquis d’office. Et puis, on a parlé des réactions dans le monde entier. Et là, bien sur, ils ont compris, ils ont adhéré.

Mais, ils se demandent pourquoi quand, dans leurs pays, des dizaines de personnes meurent chaque jour, personne ne s’émeut. Pourquoi, dans leurs pays, alors qu’on n’a pas le droit de s’exprimer, la communauté internationale ne réagit pas.

Le débat n’était pas terminé. Ils avaient encore mille choses à dire. Ils avaient envie, besoin d’y réfléchir. Mais, la journée était finie…

Avant qu’ils ne rentrent chez eux, ils ont conclu qu’en tant que citoyens, en tant qu’humains, il serait bon qu’ils trouvent le juste milieu entre ces deux expressions célèbres:

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire« 

et

« Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres« 

Alors voilà, le débat n’a pas duré dix minutes. Il a duré deux heures. Ils y ont tous pris part. Et, je pense que nous serons appelés à en reparler.

Lorsqu’ils sont entrés en classe, ils ne savaient pas qui était Charlie. Quand ils en sont sortis, ils m’ont annoncé « Madame, nous aussi, nous sommes Charlie ».

Ils m’ont donné de l’espoir: si le monde de demain, c’est eux…. alors, tout n’est pas perdu.