La Garde Royale s’agrandit !

On en avait envie depuis longtemps. Mais, ce n’était pas le moment: débordés, trop fatigués, aucune envie de se lever plus tôt le matin, ni de réparer les dégâts en rentrant à la maison, les Princesses étaient trop jeunes …. Peut-être plus tard, quand elles seront plus autonomes, quand on aura atteint une vitesse de croisière un peu plus cool.

D’un autre côté, c’est bien pour les enfants! Ca les responsabilise, leur apprend la douceur et l’amitié. Il paraît même que ça réduit le risque d’allergies, de maladies respiratoires, les infections de l’oreille. Ca boosterait le système immunitaire! Que de bonnes choses, quoi!

Et puis, il faut l’avouer, ce ne sera jamais le moment. Alors, plus tard, ok mais, pourquoi pas maintenant? Alors, on a été voir, comme ça, par curiosité. Là, il nous a regardé et on n’a rien pu faire! Impossible de lutter!

Alors, we’re proud to introduce you ….. Raoul!

 

Les Princesses s’éclatent, le Roi et moi fondons littéralement devant le spectacle de nos filles jouant avec le chiot. Bref, tout va bien!

(Il y a juste Balzac qui n’est pas super content …. mais dès que Raoul aura compris qui est le chef, ça va le faire!)

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Plus qu’un simple animal …

Il y a 11 ans, alors que nous étions jeunes et extrêmement disponibles (nous n’avions pas encore d’enfant!), le Roi et moi avons été visité un refuge pour animaux. On avait très envie d’un chien. Idéalement, un chiot sympa, mignon, rigolo, sociable, et tout et tout….

Mais, alors que nous passions d’une cage à l’autre en nous extasiant sur toutes ces petites bêtes plus mignonnes les unes que les autres, nous sommes passés devant un enclos duquel nous provenait un aboiement étouffé. Nous y avons jeté un oeil et y avons découvert un chien, à première vue, pas très avenant, très sale et qui ne ressemblait pas à grand chose. Pourtant, nous nous sommes arrêtés. Nous n’étions pas du tout venu avec cette idée-là en tête. Mais, il nous a regardé et, dans son regard, il y avait un truc!

Nous avons demandé à la personne qui nous accompagnait de nous donner plus de détails sur ce chien. Il s’appelait Lobo, c’était un chow-chow, il avait 3 ans et demi. Il avait été offert à un vieux monsieur qui l’accrochait dans le fond du jardin et lui fournissait un seau de croquettes par semaine. Du coup, il n’était pas sociable du tout et était très craintif. Quand le vieux monsieur était décédé, quelques mois plus tôt, Lobo avait été amené au refuge. Il était agressif et, les bénévoles du refuge avaient peur de lui. Pour lui donner un bain, ils avaient du l’anesthésier mais, même ça, ça n’avait pas été suffisant pour « réparer » les dégâts. Personne n’en voulait.

J’ai demandé à entrer dans la cage, comme ça, pour voir. Le responsable a refusé: trop dangereux. J’ai argumenté, lui ai expliqué que s’il voulait qu’on l’adopte, il fallait nous laisser entrer. Il a fini par accepter. Je suis entrée. Le chien a reculé jusqu’à toucher le mur du fond. Et, il a aboyé. Je me suis assise et j’ai attendu. Au bout d’une heure, il s’est calmé et, petit à petit, s’est approché. Il a fini par se laisser caresser. La décision était prise: nous nous étions trouvés. Nous allions prendre le temps de nous apprivoiser…

Alors, bien entendu, il y a eu des raté. Il s’est enfui quelques fois mais, il est toujours revenu. Il est, dans l’ensemble, resté craintif. Il a continué à aboyer sur les hommes. Avec le temps, nous avons appris à nous connaître et à nous faire confiance. Il a fallu une année et je ne sais combien de bains pour qu’il retrouve une apparence « normale ». Non seulement, il s’est avéré être un chien réellement superbe mais, en plus, un compagnon gentil, aimant et fidèle. Nous avons vécu mille choses avec lui. Il nous a accompagné partout, de la simple visite chez des amis au road trip dans les Pyrénées. Dans les moments les plus difficile, il a toujours été là, tout près de moi.

Et puis, un jour, nous avons eu l’opportunité de partir en Guyane Française. Nous avons hésité. Nous ne pouvions pas l’emmener. Jamais il n’aurait survécu à l’Amazonie: le climat, les bestioles, les maladies, …. Et, malgré tout l’amour qu’on lui portait, nous ne pouvions pas décider du cours de notre vie en fonction d’un chien. Alors, nous l’avons confié aux parents d’une amie. Ca a été un déchirement mais nous étions certains de prendre la bonne décision. Il y serait heureux.

Quand nous sommes rentrés, nous avons été le voir. J’étais si heureuse de le retrouver. C’était réciproque. Mais, nous n’avions à lui offrir qu’une vie en appartement alors que là, il vivait à la campagne, dans les champs. Il était choyé, vivait avec d’autres chiens. Il n’était jamais seul. Alors, il est resté. Et nous sommes repartis. Je ne l’ai plus revu. Je ne pouvais pas. Ni pour moi, ni pour lui. Ca me rendait trop triste et lui, ne comprenait pas ce qu’il se passait.

Souvent, je pense à lui. Il me manque beaucoup mais, je n’ai pas de regret. Nous lui avons donné ce que nous pouvions. Nous lui avons donné une nouvelle vie. Et, il est heureux là-bas.

J’ai reçu un message ce matin. Il est parti hier. J’ai l’impression d’avoir perdu un ami très cher. De ceux qui vous transforment et ne demandent rien en retour.

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Let me introduce you …. la « garde royale »

Je me rends compte que tu connais presque toute la famille royale: moi-même, le Roi, Princesse et Miniprincesse mais, que j’ai omis de te présenter un membre à part entière de la-dite famille. Un membre qui nous a rejoint lorsque Princesse avait un peu plus d’un an. Un membre qui tient un rôle essentiel dans notre univers…. la Garde Royale!

J’ai donc l’honneur de te présenter le chien royal, mieux connu sous le nom de Balzac.

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Balzac est un demi-mâle. Nous avons choisi de le faire castrer pour des raisons évidentes de santé et d’hygiène. Le Roi, qui était, a priori, ravi d’avoir un autre mâle dans la famille fut très déçu par cette décision. Mais, à force de débats et d’arguments extrêmement convaincants dont j’ai le secret, il a fini par céder et par accepter l’amputation, certes cruelle, mais ô combien nécessaire pour le bien être de notre ami à quatre pattes (parce que oui, Balzac a aussi quatre pattes). Aujourd’hui le Roi se console en expliquant fièrement à qui veut bien l’écouter que notre compagnon porte magnifiquement bien son nom (littéralement, en néerlandais, bal zac signifie sac (de) boule – je te laisse apprécier l’humour décapant du Roi – qui, je t’assure, peut aussi être drôle parfois – sinon, comme, moi, tu te contentes d’hausser les épaules et de reprendre tes occupations antérieures – ici, en l’occurrence, la lecture de cet article). Je ne te précise pas que cette blague des plus fines est généralement accompagnée d’un rire graveleux.

Bref, en réalité, Balzac doit son nom à son homonyme du XIXème siècle, le fameux Honoré. (Si ça ne te dit rien: wikipédia 🙂 )

Balzac est, il faut le dire, un animal magnifique. Plein de poils, couleur lilac, avec une tête trop adorable.

Comme tous les chiens, il squatte le canapé et râle quand on prétend s’y installer aussi. Je suppose qu’on prend trop de place à son goût. Note que l’inverse est vrai aussi. Nous sommes donc quittes. Il dort énormément. Il court bêtement derrière un chat en peluche et gagne systématiquement. Il adore s’installer sur la ferme « ikea » (« landet » pour être précis) des filles.

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Il se transforme en pot de colle quand il a faim, soif ou envie de câlins.

Balzac adore Miniprincesse. Et Miniprincesse adore Balzac. Lorsqu’elle s’installe quelque part pour jouer, il vient se coucher près d’elle, tout doucement. Elle le caresse, du haut de ses 14 mois, sans lui tirer les poils et lui, il savoure et se met sur le dos pour qu’elle lui caresse le ventre. Il y a un vrai « truc » entre ces deux-là.

Comme tous les chiens, Balzac protège sa famille. Surtout les princesses. Et là, j’en profite pour insérer une mention spéciale à notre baby-sitter adorée qui a juste voulu s’assurer que les princesses dormaient paisiblement et qui n’a jamais pu redescendre les escaliers parce que Balzac s’était mis en tête qu’elle resterait en haut. Il s’était donc installé sur une marche et prenait un air menaçant dès qu’elle faisait mine d’avancer…. Une demi-heure plus tard, nous sommes rentrés à la maison et avons pu la libérer. C’est que Balzac ne rigole pas quand il s’agit de ses princesses. (Chère baby-sitter adorée…. Pardon…. Il a cru bien faire)

Finalement, je fais un article entier sur Balzac mais, c’est juste un chien comme les autres: paresseux, rigolo, gentil, joueur, gourmand et protecteur… à un détail près!

Let me introduce you….. Balzac!

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