Coming-out maternel

keep-calm-and-be-a-bad-mother-4Je ne remettrai pas en question, dans cet article, tout le bonheur procuré par la maternité. Mais, je n’insisterai pas, non plus, sur toutes ces joies que nos chères petites têtes blondes nous apportent au quotidien (bien que les miennes soient brunes, mais ce n’est pas le sujet non plus).

Aujourd’hui, j’ai plutôt envie de te parler de ces moments dont on se passerait bien, ceux qui nous manquent et ceux à propos desquels on se dit « vivement que j’en ai fini avec ça »!

Je ne pense pas être une mauvaise mère. J’adore mes enfants, j’adore passer du temps avec elles, j’adore les voir grandir – Et voilà, je recommence …. sortez les violons…. Stooooop!!!!!!

Allez, j’y vais, j’avoue, je prends sur moi, je fais mon coming-out: je suis, parfois, une mauvaise mère!!!! Voilà, c’est dit. Je ne reviendrai pas dessus.

En fait, il y a des moments que je déteste….

Je ne supporte pas être réveillée au milieu de la nuit  et encore moins par des cris d’enfant (ou autre mais c’est moins fréquent). Dans ces cas-là, j’attends et j’espère. Je me dis que, peut-être, si je fais semblant de dormir une solution se présentera. Il y en a deux possibles:

a) L’enfant susmentionné n’a rien. Il est juste réveillé et désire le faire savoir. Personne ne réagit. Il rend les armes et se rendort (c’est, évidement, la solution idéale…. celle qui n’arrive presque jamais)

b) Le Roi se lève et va s’occuper de l’enfant toujours susmentionné. En râlant, ok mais il le fait quand même (ce n’est, évidement pas la solution idéale parce que je connais le besoin de sommeil du Roi et je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser un peu en sachant que mon bébé a besoin de moi, que mon mari a besoin de se reposer et que moi, je fais la morte)

Même si la solution b) est souvent de mise, reste que la solution c) (qui, tu l’auras remarqué, n’était pas du tout dans le plan de départ) est, à mon goût, beaucoup trop souvent choisie. Elle consiste en « Maman se lève, va récupérer l’enfant susmentionné, descend dans le salon pour ne pas déranger le Papa qui dort ou encore la grand soeur (il faut préciser que le Palais n’a que deux chambres, les princesses sont donc contraintes d’en partager une) et essaie lamentablement de se rendormir avec un vermisseau gigotant (qui, en réalité n’avait rien de grave, juste envie de ne pas être seul) sur les genoux.

Je déteste aussi tous ces moments où on est obligé de leur faire du mal pour leur bien et je pense, particulièrement à l’utilisation barbare de cet instrument de torture…. le mouche-bébé. Nous sommes équipé d’un de ces engins qui fonctionnent grâce à l’aspiration buccale. Nous n’avons jamais tenté l’électrique, nous disant que le bruit risquait de l’effrayer encore plus. Par contre, nous avons essayer le « gentil » (le mouche bébé poire) et avons trouvé que, si le bébé l’appréciait (voilà un bien grand mot) beaucoup plus que l’autre c’était certainement parce qu’il n’aspirait rien du tout! Je revis, ces derniers temps, avec Miniprincesse (qui est malade), ce que j’avais déjà vécu avec Princesse avant qu’elle ne soit capable d’utiliser un mouchoir. Ca donne plus ou moins ceci:

– Je prends Miniprincesse dans les bras. Jusque là, elle est tout sourire!

– Je l’allonge sur la table à langer. Elle apprécie déjà moins, mais, armée d’un cochon volant fixé au plafond, je dévie son attention et ça passe.

– J’attrape tout ce dont j’ai besoin en prenant bien soin qu’elle n’aperçoive surtout aucun des objets que je prépare. Si elle en voit un, elle comprend ce qui l’attend, se met à hurler et à se débattre et c’est foutu parce que, même si je sais que ça va finir comme ça, c’est trop tôt dans mon programme, je ne suis pas en mesure de réagir puisque j’ai en main, cachés, un mouche bébé (dont, évidement, le tuyaux dépasse toujours…. c’est chaque fois à cause de lui que je me fais griller sur mes intentions), un mouchoir et une dose de sérum physiologique – et je me permets, ici, d’insister sur le fait que la taille de mes mains est proportionnelle à la mienne. Je mesure 1m52 (et demi)…. je te laisse imaginer la taille de mes menottes et à quel point il est pratique de tenir un bébé avec l’une et d’utiliser l’autre pour tout le reste du matériel nécessaire.

– Là, ça doit aller très vite! Il s’agit de caler Miniprincesse, injecter (tu remarqueras que, quand tu regardes sur internet comment faire, les sites bienveillants te disent de verser – et pas d’injecter – le sérum…. essaie de verser quoi que ce soit dans la narine de Miniprincesse, justepour rire et tu verras!) la moitié du sérum dans une narine, lui tourner la tête, injecter l’autre moitié dans l’autre narine, s’armer du mouche bébé, aspirer une puis l’autre narine, passer avec un mouchoir pour enlever l' »excédent », relever Miniprincesse, la prendre dans les bras, lui dire qu’elle a été très courageuse et lui promettre que c’est fini, qu’on la laisse tranquille. Le tout, bien entendu, sur fond de cris, pleurs, coup de pieds, baffes et autres subterfuges de Miniprincesse pour tenter de se substituer à la manoeuvre déjà délicate!!!

Je sais qu’il faut le faire. Mais, vraiment, je déteste alors, dés que c’est possible, je refile ça au Roi, aux Grands-Mères ou à tout autre personne susceptible de le faire à ma place!

Voilà deux exemples très concrets de ces moments maternels que je n’aime pas. Mais, ce n’est pas tout….

Parfois, mes dimanches me manquent. Ceux où on peut se lever à 13h00 du matin sans aucun scrupule. Se vautrer dans le canapé, en pyjama avec un café. Allumer la télévision, regarder un film idiot (ou deux). Trainer sur internet de lien en lien. Se rendre compte qu’il est 15h45, qu’on n’est pas habillé, pas lavé, qu’on a rien avalé. S’immerger dans un bain chaud qui sent bon grâce à l’huile qu’on s’est offerte avec un bon bouquin. En sortir et ne pas s’habiller avec de vrais vêtements. Ca ne vaut plus la peine, c’est déjà le soir… Manger quelque chose qui ne soit pas spécialement bon pour la santé et ne même pas se poser la question. Ne rien faire. Pour la soirée, même programme. Et puis, aller se coucher avec le sentiment du devoir accompli.

Maintenant, mes dimanches, c’est plutôt. Debout à 7h15 (ça c’est pour les « bons » dimanches! On est bien d’accord.). Préparer un bon petit déjeuner pour les princesses. Les laver. Les habiller. Occuper la matinée grâce à des activités diverses et variées, toujours ludoéducatives (ça c’est pour la bonne conscience – et, en réalité, ce n’est pas toujours le cas mais, on ne va pas insister sur ce point). Préparer un repas sain. Mettre les princesses à table, les faire manger. Les préparer pour la sieste. Les coucher. Pause. Après le réveil, on recommence: les habiller, trouver une ou plusieurs activités pour l’après-midi (idéalement en extérieur, il faut qu’elles prennent l’air et qu’elles se défoulent ces petites). Goûter. Jouer un peu. Galérer sur un puzzle soi-disant prévu pour des enfants de 3 ans et plus. Re-préparer à manger (sain et bon pour la santé, 5 fruits et légumes par jour, etc). Immerger les princesses dans un bain chaud qui sent bon la mousse « Maya l’abeille ». Les mettre en pyjama. Faire passer tout le monde à table. Après le repas, coucher les princesses. Débarrasser la table, faire la vaisselle…. Mon dimanche peut commencer!!!! Pfffff…. Il est déjà 20h00. C’est foutu!

Et encore quelques petites choses:  je n’aime pas être obligée de demander à mes parents l’autorisation de partir en week-end avec mon amoureux (il faut bien que quelqu’un garde les enfants), je n’aime pas non plus le silence de mon téléphone et l’absence d’invitation (je n’en veux à personne, je comprends! Je ne suis plus en mesure de rejoindre un apéro improvisé, d’aller à une soirée « beuverie » – ou alors, avec l’autorisation de mes parents! – ou encore d’aller passer un moment chez des amis sans débarquer avec ma progéniture et le matériel nécessaire).

Pfiou! ça fait du bien!!!!!! Voilà, c’est fait! J’ai tout dit (ou presque). Merci de m’avoir lue, ça soulage….

Si tu t’inquiètes du bien être de mes enfants, je te rassure, je ne suis pas encore au point de pouvoir figurer sur le site http://mybadparent.com.

Et puis, je dois avouer que, tout bien réfléchi, ces moments, que ce soient les nuits coupées, les baffes reçues pendant le « mouchage », les dimanches hyper-actifs, les autorisations parentales ou encore les soirées tranquilles à la maison, je ne les échangerais pour rien au monde!!!! En fait, je crois, que même ceux-là, je les adore!

Une mention spéciale à mes filles qui m’offrent, aussi, de merveilleux moments de partage, d’amour, de bonheur, …. (ok, finalement, on peut sortir les violons!)

violon

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2 thoughts on “Coming-out maternel

  1. Je dois dire que la lecture de ce post avec en bruit de fond les hurlements « mamaaaaaaaaan » émanant de la chambre dans laquelle ma fille devrait reposer sereinement depuis environ 1/2 heure alors que tout ce dont j’ai envie est de siroter ce bon petit verre de vin TRANQUILLEMENT… me redonne le sourire. 🙂

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